COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPO PEFACO ? A l’occasion d’une enquête des autorités judiciaires françaises menées à l’encontre du Groupe Bolloré pour des soupçons de corruption dans l'obtention de concessions en Afrique , la presse français

Les dirigeants de Grupo Pefaco ont pleinement coopéré avec  les autorités françaises pour rétablir la  réalité des faits :  • Grupo  Pefaco et  ses  dirigeants  n’ont  jamais  eu  aucune  relation  d’aucune  sorte avec  le Groupe Bolloré, et ses activités n’ont clairement aucun lien avec  celles du Groupe Bolloré.  • Le mouvement d’argent entre M. Perez et M. Dorent en 2010 correspond à un  prêt d’argent à  un ami. Ce prêt a fait l'objet d'un  acte notarié.

Concessions portuaires en Guinée et au Togo : Vincent Bolloré placé en garde à vue

Selon les informations du « Monde », le milliardaire breton est entendu sur les soupçons de corruption pesant sur l’attribution, en 2010, à son groupe de concessions portuaires au Togo et en Guinée. Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, ce mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré était attendu.

Bolloré : la saga du port maudit de Conakry

Cinq ans après, une enquête française se penche sur l’attribution du terminal à conteneurs de la capitale guinéenne. La bonne étoile du groupe Bolloré en Afrique va-t-elle pâlir ? Tout commence par un décret présidentiel. A la télévision publique guinéenne, d’une voix monocorde, la présentatrice vêtue d’un joli boubou turquoise annonce la résiliation de la concession portuaire confiée trois ans plus tôt à Getma, filiale de l’opérateur portuaire français Necotrans.

Vincent Bolloré placé en garde à vue dans l’affaire des concessions portuaires notamment en Guinée

Selon les informations du « Monde », le milliardaire breton est entendu dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée, en 2010. Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, ce mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré était attendu. Selon les informations du Monde, le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée. Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées.

Dakar : l'entrepreneuriat féminin à l'honneur

Le Forum Women in Africa entend soutenir, promouvoir et accompagner les femmes entrepreneures du continent. Il vient de tenir son premier sommet en Afrique subsaharienne. « Une rencontre qui fera date pour l'entrepreneuriat féminin en Afrique. » C'était l'ambition, ce jeudi 12 avril, du forum Women In Africa (WIA), créé en 2017 par Aude de Thuin qui a rassemblé près de 200 femmes d'influence – et quelques hommes – de tout le continent Africain, d'Europe ou encore d'Amérique du Sud. Le pinacle des femmes entrepreneures du continent s'est fait passer le micro dans le cadre enchanteur de l'École des sables de Toubab Dialao, au sud de Dakar. L'école de danse a été fondée en 1998 par la chorégraphe bénino-sénégalaise Germaine Acogny, qui, en plus d'être une danseuse d'envergure mondiale, jouit d'une expérience entrepreneuriale et artistique atypique. On pouvait ainsi partager la success-story de Fatoumata Ba, fondatrice et directrice de Jumia, première « licorne » africaine valorisée à plus d'un milliard d'euros. Ou encore s'inspirer de la ténacité de Ndèye Thiaw, seule femme directrice associée du fonds d'investissement Brightmore Capital, pour se faire une place dans le secteur bancaire : « En Afrique, le milieu financier est particulièrement déséquilibré et difficile d'accès pour une femme. »

Numérique - Alioune Guèye : « Bien préparer nos enfants aux métiers du futur »

Fort de la conviction que « le code est par excellence le nouvel alphabet du XXIe siècle », ce serial entrepreneur a créé à Dakar un centre de formation destiné aux enfants. Une illustration de l'Afrique qui anticipe les défis du futur. Apprendre à des enfants à surfer dans les codes est un enjeu majeur de présence de l'Afrique demain dans le numérique.

Demain est déjà là. Cela est vrai pour tous les défis que l'Afrique doit relever pour émerger et notamment sur les fronts scientifiques, technologiques et numériques. Le Continent en a pris conscience qui vient d'organiser à Kigali le Next Einstein Forum pour se mettre de manière autonome sur une bonne orbite scientifique. Ainsi, de manière coordonnée, l'échange d'informations et la réflexion sur les politiques de circulation et de transmission de la connaissance sont désormais dans les préoccupations des leaders africains. Ce qui est notable, c'est que sur le terrain, cette prise de conscience de la nécessité d'être à niveau dans le domaine numérique s'est déjà traduite par des initiatives concrètes. C'est le cas de celle du groupe Afrique Challenge dont la devise est « l'Afrique qui ose ». Celui-ci a ouvert à Dakar en janvier dernier un centre de formation de coding destiné aux enfants. C'était peu avant la conférence tenue dans la capitale sénégalaise sur le financement du Partenariat mondial de l'éducation coprésidé par les Chefs d'Etat de France et du Sénégal, Emmanuel Macron et Macky Sall. Pour Afrique Challenge, ce n'est rien d'autre qu'une manière de faire entrer les enfants dans un univers qui va bien les préparer à l'environnement numérique dont on sait qu'il va marquer, demain, tous les secteurs créateurs de richesses et à haute valeur ajoutée. Pourquoi cela est-il important ? Pour faire simple, il s'agit, au-delà de l'acquisition et de la maîtrise d'un langage indispensable pour se mouvoir dans le monde digital, de rompre ou, à tout le moins, de dépasser, les approches de l'enseignement classique qui font des apprentissages à ce type de langage informatique des bastions entourés de mythe.

Pour Alioune Guèye, PDG du groupe Afrique Challenge et à l'initiative de ce centre de formation dénommé Happy Coders Academy, on est dans une logique de « pédagogie inversée où ce sont les enfants qui essaient de répondre à des préoccupations et à des problématiques d'environnement, de santé, d'éducation… ». Son outil pour s'adapter à cette réalité et entamer la création d'écosystèmes numériques de qualité dans les pays du Sud ? Des programmes ludiques étudiés pour familiariser les plus jeunes avec le langage informatique et les secrets du code et de la robotique. Installé depuis plus de 20 ans au Maroc, Alioune Guèye donne corps, à travers cette école, à la concrétisation sur le terrain du dialogue Sud-Sud dans un domaine stratégique pour l'avenir de l'Afrique : l'éducation. C'est que ce quinqua a le souci de l'instruction, de l'éducation et de la formation chevillé au corps.

Le grand défi est aujourd’hui pédagogique et requiert un véritable big bang, dit Alioune Guèye (à gauche). Ici, il est avec Amadou Diaw, président et fondateur de l'emblématique Institut supérieur de management de Dakar, lors de l'inauguration de la Happy Coders Academy de Dakar fin janvier 2018. Docteur en sciences de gestion, né à Paris, d'un père officier de marine et d'une maman bretonne enseignante, Alioune Guèye connaît bien le Sénégal et notamment Dakar où il a grandi entre le collège de la Cathédrale et l'Institut Jeanne d'Arc. « J'ai été instruit parmi des Libanais, des expatriés et toute une diaspora subsaharienne présente, à l'époque, à Dakar », confiait-il au site reussirbusiness.com en 2015. Après une spécialisation en stratégie industrielle et un doctorat à la Sorbonne, le serial entrepreneur qui sommeillait en lui se réveille quand, à 27 ans, il décide de quitter un poste de directeur d'une école de commerce à Casablanca pour monter sa propre entreprise, Afrique Challenge Dirigeants, spécialisée dans le conseil exclusif aux dirigeants africains. Objectif : les accompagner dans la mise à niveau de leurs compétences. Aujourd'hui, à travers le centre Happy Coders Academy de Dakar, au-delà des nombreux forums organisés sur nombre de thématiques propres à améliorer les performances d'institutions privées et publiques, fort d'un portefeuille de près de 2 000 entreprises africaines, dont plus d'une centaine de grands comptes et d'une solide équipe d'experts et de consultants ayant formé plus de 10 000 personnes de près d'une trentaine de nationalités, le Groupe Afrique Challenge prend plus que jamais date pour mettre le continent sur une orbite de performance. Pour nous en décrypter la démarche, Alioune Guèye a répondu aux questions du Point Afrique.

Pourquoi l'Afrique est en retard?

L'Afrique, depuis plus d'une décennie, affiche des niveaux de croissance à faire pâlir d'envie l'Europe qui peine à se remettre d'une crise économique et financière sans précédent. L'engagement attendu des Africains pour la cause de leur continent laisse encore à désirer. Pire! L'Afrique ne commerce avec elle-même qu'à hauteur de 15%. Ce chiffre ridicule du commerce intra-régional est à l'origine de la paupérisation des Etats africains, qui pris individuellement sont économiquement peu ou pas du tout viables.

Pourquoi croire en l'Afrique

 

Dominique Lafont et Lionel Zinsou sont tous deux co-présidents du groupe de veille "Afrique" de l'Institut Montaigne et sont signataires du rapport paru hier : Afrique - France : mettre en œuvre le co-développement. Deuxième région du monde derrière l'Asie en termes de croissance du PIB durant la décennie 2000 et peut-être la première dès 2014, l'Afrique émerge aujourd'hui comme l'un des moteurs de l'économie mondiale. Cette émergence, elle la doit avant tout à elle-même. Le continent connaît depuis près de dix ans une croissance généralisée, tirée par la consommation d'une classe moyenne déjà forte de 120 millions d'habitants. Les greffes technologiques ont pris et le boom des télécommunications fait de l'Afrique un territoire de l'innovation en la matière.

Au Mali, les entrepreneurs du numérique défient les obstacles et inspirent la jeunesse

Après l'exploration du Sénégal et de son écosystème startup en plein boom, sur la route de TECHAfrique se trouvait le Mali... et ses multiples défis. En effet depuis 2012, le Mali doit affronter de nombreux obstacles: instabilité politique, maintien de la sécurité dans le Nord du pays, tensions géopoliques... et un taux de pauvreté qui frôle les 45%. Chaque jour, ce pays sahélien qui compte 14,5 millions d'habitants et possède une immense jeunesse (le pays compte l'un des taux de fécondité parmi les plus élevées au monde) doit croire un peu plus en lui-même. Aujourd'hui à Bamako, entreprendre, innover, créer de la valeur, lancer sa startup devient une alternative, une façon d'aller de l'avant malgré les difficultés. "Face aux nombreux blocages rencontrés dans les secteurs économiques traditionnels, les nouvelles technologies permettent une certaine agilité pour démarrer et développer des initiatives" m'expliquait Aliou Yattassaye, startupeur malien, durant notre rencontre à Bamako.

10 raisons de garder un œil sur l'Afrique en 2016

Alors que l'année 2016 se profile sous le signe de l'incertitude et de l'instabilité, elle s'annonce également riche en progrès potentiels. L'Afrique devrait profiter de ces grandes évolutions et en initier quelques-unes. La conjoncture internationale est sans conteste difficile, avec le ralentissement de la croissance, les secousses des places boursières, l'effondrement des cours des matières premières et les risques émanant des pays émergents (de Chine notamment) -- sans oublier la hausse du nombre de réfugiés, les tensions géopolitiques et les menaces découlant de l'extrémisme violent. Mais le pire n'est jamais certain, malgré ce que d'aucuns redoutent pour 2016. Quand on sait que le FMI table sur un taux de croissance de 3,4 % en 2016 et de 3,6 % en 2017 (contre 3,1 % en 2015), on se dit que les marchés sont trop réactifs. Derrière la morosité qui ressort du cycle quotidien de l'actualité, il existe de nombreuses raisons d'être optimisme. Tandis que l'année 2015 a été celle de tous les accords (voir 10 raisons pour lesquelles 2015 est décisive pour l'Afrique), 2016 sera celle des transformations (dans l'énergie, la finance, la technologie et les partenariats mondiaux), avec de profondes répercussions pour l'Afrique.