Le procès de cinq militaires, dont l’ancien chef d’état-major général des armées le général Nouhou Thiam, poursuivis pour délit s’est ouvert ce mercredi 23 décembre 2015 devant le tribunal militaire de Conakry. Les prévenus avaient été arrêtés suite à l’attaque du domicile privé d’Alpha Condé le 19 juillet 2011.

Depuis, ils attendaient en prison l’installation d’une juridiction compétente pour les juger. En décembre 2014, l’État guinéen avait été condamné par un tribunal de Conakry à dédommager le général Nouhou Thiam et son codétenu le colonel Sadou Diallo à hauteur de cinquante millions de francs guinéens chacun.

« L’État guinéen a été condamné pour détention préventive excessive et en tant que Garde des Sceaux, je l’assume, a estimé le ministre de la Justice Cheick Sako. J’ai demandé au parquet général de ne pas faire appel de la décision. » Puis de poursuivre : « Une juridiction de droit commun ne pouvait pas juger cette affaire. Et comme le tribunal militaire n’existait pas, il fallait tout mettre en œuvre, former les magistrats. »

Aussitôt le procès ouvert, le parquet a requis le retour en prison du lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, l’un des prévenus qui bénéficiait d’une liberté provisoire pour raison de santé. Le tribunal a délibéré en faveur du parquet, à la déception des avocats de la défense. « Le procureur a demandé que notre client soit placé sous mandat de dépôt alors qu’il est manifestement malade. La décision du tribunal n’est pas de nature à nous rassurer « , ont-ils estimé.

Par RFI

Mamadou Lamarana LY pour maguinee.com